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VIDEO. La manifestation de la Gen Z fait un flop, le pouvoir évoque des manifestants payés

Cinq mois après la fuite d’Andry Rajoelina, Madagascar traverse toujours une phase de transition politique. Le pouvoir est désormais entre les mains du colonel Michael Randrinirina, qui s’est donné pour mission de conduire une Refondation des institutions du pays.

Mais cette transformation politique, très attendue par la population, tarde à se concrétiser. Parmi les plus impatients figure une frange de la Gen Z, très active lors de la contestation qui a contribué à la chute du régime précédent.

Une transition marquée par un vaste nettoyage

Depuis son arrivée au pouvoir, la nouvelle équipe dirigeante affirme avoir engagé un grand nettoyage de l’appareil d’Etat. Plusieurs enquêtes ont été ouvertes pour corruption et détournement de fonds, avec pour objectif de démanteler les réseaux installés durant les années précédentes.

Cependant, malgré ces efforts affichés, les problèmes du quotidien persistent. Les coupures d’eau et d’électricité continuent d’affecter la population. Les autorités expliquent ces difficultés par l’ampleur des dégâts laissés par le régime Rajoelina, estimant que la reconstruction des infrastructures demandera du temps.

Pas de répression sur la Place du 13 mai

Face à cette situation, un petit groupe de jeunes issus de la génération Z a décidé de manifester ce jour sur la Place du 13 Mai, haut lieu des mobilisations politiques à Madagascar. Par ailleurs, il demande la dissolution de la CENI, de la HCC et de l’Assemblée nationale.

Contrairement aux manifestations organisées sous l’ancien régime, le rassemblement s’est déroulé sans intervention des forces de l’ordre. Aucun dispositif de répression n’a été déployé et les manifestants ont pu occuper librement la place.

Les autorités ont présenté cette attitude comme la preuve d’une vraie démocratie et d’un changement de méthode dans la gestion des contestations.

Une mobilisation extrêmement faible

Malgré la visibilité symbolique du lieu, la mobilisation est restée extrêmement faible. Selon les observations sur place, à peine une vingtaine de personnes ont participé au rassemblement.

Cette faible affluence fragilise la crédibilité du mouvement aux yeux d’une population lassée par les crises politiques et davantage préoccupée par les difficultés économiques et les besoins essentiels.

La réaction du pouvoir

De son côté, le président Michael Randrinirina a laissé entendre que certains manifestants pourraient être rémunérés pour provoquer des troubles, une accusation régulièrement évoquée dans le débat politique actuel. Il fait également allusion à Herizo N et Berija, deux activistes sur Facebook qui avaient postulé au poste de ministre, mais dont les candidatures ont été rejetées après entretien d’embauche.

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2 Commentaires
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Analyste

L’échec de cette manif n’est pas juste dû à un problème d’organisation interne de Gen Z Madagascar.

C’est aussi parce que certains de leurs membres ne sont pas crédibles, et du coup, ils ont flingué la crédibilité du mouvement. Je pense surtout à Herizo N qui a déversé toute sa rancoeur sur Facebook après avoir été recalé en entretien d’embauche de ministre. Comme si gueuler sur Facebook lui donne le droit d’être ministrable. Ce n’est pas comme ça que ça marche.

En plus, ça ne se fait pas de cracher sur un employeur qui a recalé votre candidature. Si vous faites ça, vous êtes grillé pour le reste de votre vie. Plus aucun recruteur ne voudra de vous et c’est normal. Pour un homme de la génération Y, il manque de maturité ce pauvre monsieur.

MDRM

C’est clair qu’il a fait une erreur en se plaignant sur FB que sa candidature n’ait pas été retenue. Mais à mon avis, le pire, c’est Syntia et Tahina. Elles ne relaient que des « on dit ». Du coup, les gens se sont lassés et savent que c’est de la manipulation pilotée par l’ancien régime orange.

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