Pourquoi l’extradition de Ravatomanga vers Madagascar est une mauvaise idée
L’extradition d’un justiciable vers son pays d’origine est en principe un acte de coopération judiciaire légitime. Elle devient toutefois hautement problématique lorsque le pays requis présente de graves défaillances en matière d’indépendance de la justice et de lutte contre la corruption. Le cas de Madagascar illustre précisément cette situation.
En effet, la Grande île est régulièrement décrite par de nombreux observateurs internationaux et acteurs de la société civile comme un pays où la corruption est structurelle. Elle touche l’administration, les forces de sécurité, mais aussi le système judiciaire. Dans un tel contexte, la justice peine à fonctionner comme une institution indépendante et impartiale.
De plus, lorsque des individus disposant d’un pouvoir économique considérable ou de réseaux d’influence étendus sont concernés, le risque est bien connu : procédures ralenties, classements sans suite, pressions sur les magistrats, décisions dictées par des intérêts politiques ou financiers plutôt que par le droit.
Par conséquent, contrairement à l’argument selon lequel une extradition permettrait à la justice malgache de « faire son travail », de nombreux éléments conduisent à penser exactement l’inverse. Dans un environnement institutionnel affaibli, le retour de Mamy Ravatomanga, personnalité puissante à Madagascar, peut devenir sa meilleure stratégie pour échapper à toute poursuite effective et/ou peine de prison.
Loin d’y être jugé avec rigueur, un tel individu peut y retrouver une position de force : réseaux locaux, climat de crainte, dépendance économique, proximité avec certains cercles de pouvoir. Dans ces conditions, la justice ne devient plus un contre-pouvoir, mais un instrument neutralisé.
Dans le cas de Mamy Ravatomanga, le maintien de la procédure judiciaire à l’île Maurice — là où les garanties procédurales, l’indépendance des magistrats et la protection contre les pressions sont effectives — constitue la seule voie crédible vers une justice réelle. De ce fait, Madagascar ne devrait pas demander son extradition, mais uniquement le rapatriement de ses avoirs dans les caisses de l’Etat.

Si jamais Ravatomanga est extradé, il bénéficiera d’un traitement de faveur et sera libéré.
Et ça sera la fin pour Fanirisoa Ernaivo, elle portera cet échec jusqu’à la fin.
A sa place, j’aurais laissé Maurice s’en occuper. Jusqu’ici, ils font bien les choses.
Aucune garantie aussi à Maurice contrairement à vos allégations !
A Maurice, il est toujours en prison. S’il était extradé à Mada, il serait déjà en liberté aujourd’hui. J’ai plus confiance aux Mauriciens qu’aux Malagasy sur le plan judiciaire.
Que dire et faire si le sadc programme le retour des « daltons cedric et p.blue » ?
Vous aviez le choix de ne plus faire partie de la SADC mais vous êtes quand même restés. Si vous restez membres, vous devez obéir aux ordres. Si vous préférez être indépendants et gérer votre pays vous-mêmes, alors il faut du courage et quitter ces organismes esclavagistes.
Vos dirigeants ont préféré rester dépendants, alors préparez-vous mentalement au retour de Rajoelina d’ici 24 mois. Bon courage à la Gen Z qui a fait tout ça pour rien.