VIDEO. Après la chute d’Andry Rajoelina, le doute s’installe entre espoir et désillusion
Le 11 octobre 2025. Andry Rajoelina, ancien président français de Madagascar, a dû quitter le pouvoir sous la pression populaire. Dans la foulée, une génération s’est levée avec force : la Gen Z, décidée à tourner la page et à reconstruire le pays sur de nouvelles bases. Pour beaucoup de jeunes Malgaches, cette période devait marquer un nouveau départ. Transparence, justice sociale, institutions solides : les attentes sont immenses.
« Pour le moment, il n’y a pas vraiment de changement », regrette Herizo, figure emblématique du mouvement Gen Z. Très actif lors des mobilisations, il incarne aujourd’hui les doutes d’une jeunesse vigilante. Car trois mois après la chute de Rajoelina, le sentiment d’un statu quo persiste. Si bien que Herizo s’interroge ouvertement sur la direction prise par le nouveau gouvernement et craint une récupération du mouvement citoyen. Pour lui, le risque est réel : celui de voir l’élan populaire se diluer, voire être détourné.
Face à ces critiques, les autorités appellent à la patience. Le gouvernement assure que le changement prend du temps et invite l’ensemble de la population à participer à la concertation nationale. Objectif affiché : redéfinir les bases politiques de Madagascar et bâtir un consensus durable. Une chose est sûre : la Grande île est à un moment charnière de son histoire. La suite dépend des Malgaches et de leur volonté de changer leur pays. Le veulent-ils vraiment ou préfèrent-ils rester pauvres et dépendants ?
