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Aéroport d’Ivato : jusqu’à quand les passagers devront-ils subir ?

Demandes d’argent, bagages endommagés, contrôles injustifiés : les témoignages de nombreux voyageurs dressent un tableau préoccupant des pratiques à l’aéroport international d’Ivato. Au-delà des désagréments, c’est l’image de Madagascar, mais aussi des dirigeants de la Refondation, qui est en jeu.

Voyager depuis Ivato devrait être une formalité. Pourtant, de nombreux passagers continuent de rapporter des faits qui dépassent l’entendement : des demandes d’argent, de cadeaux, des contrôles prolongés et des fouilles abusives. Certains affirment avoir subi des pressions au dernier moment, alors qu’ils risquaient de manquer leur vol.

Le témoignage d’un père de famille est particulièrement troublant. Sa fille, qui partait étudier à l’étranger, a été bloquée pour un problème de visa, avant que celui-ci ne soit accepté après le versement de quelques dollars.

Un autre voyageur, lui, affirme avoir retrouvé sa valise endommagée et constaté la disparition d’objets après son voyage. Ces accusations soulèvent une question fondamentale : qui protège les passagers lorsqu’ils sont victimes d’abus de la part des douaniers et du personnel aéroportuaire ?

Un système de dénonciation inefficace et des sanctions insuffisantes

A Ivato, la présence du Bianco, organisme censé recueillir les plaintes des voyageurs, ne suffit pas, à ce jour, à identifier les douaniers corrompus et à les sanctionner rapidement.

Il est donc indispensable de mettre en place des mesures répressives : renforcer la vidéosurveillance, surveiller les zones de traitement des bagages et permettre aux passagers de filmer les agents de l’aéroport lors des contrôles, en veillant à ce que leur identité soit clairement visible, afin de faciliter les poursuites en cas de flagrant délit de corruption ou de vol avéré.

Sans mécanisme véritablement répressif, le racket des voyageurs risque de perdurer. Les autorités ont l’obligation d’apporter des réponses claires, des résultats et des garanties concrètes. Il y va de l’image de Madagascar et de la crédibilité de la Refondation.

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