La ministre de la Justice cible d’une campagne de dénigrement coordonnée
Depuis la chute d’Andry Rajoelina en octobre 2025, le paysage politique et numérique malgache a connu d’importants bouleversements. Dans les semaines qui ont suivi, plusieurs pages Facebook connues pour leurs attaques répétées contre les opposants de l’époque ont été fermées. Ces pages étaient animées par une petite équipe proche de l’ancien président français de Madagascar et servaient à discréditer, intimider et faire taire les voix critiques.
Ce démantèlement laissait espérer la fin des campagnes de dénigrement organisées. Pourtant, cette pratique est loin d’avoir totalement disparu.
Aujourd’hui, de nouvelles pages ont émergé. Leur but reste inchangé : attaquer et décrédibiliser celles et ceux qui s’engagent dans la lutte contre la corruption. Ces pages fonctionnent souvent de manière synchronisée, relayant les mêmes accusations et les mêmes messages, parfois à quelques minutes d’intervalle.
La ministre de la Justice, Fanirisoa Ernaivo, est devenue l’une des principales cibles de ces attaques. Son positionnement à la tête d’un ministère stratégique explique en grande partie cet acharnement. En tant que figure centrale de la lutte contre la corruption, elle dérange des intérêts puissants.
Le niveau des attaques atteint parfois un degré particulièrement ridicule. Certaines publications sont allées jusqu’à accuser la ministre d’être responsable du cyclone Fytia, une affirmation manifestement absurde. Face aux réactions indignées, ces publications ont été rapidement supprimées par les pages concernées.
Plus troublant encore, certaines attaques proviennent d’anciennes alliées de Fanirisoa Ernaivo. Des personnes qui, par le passé, ont lutté à ses côtés, pour les mêmes causes et avec les mêmes objectifs. Ce revirement interroge sur leur loyauté et soulève des questions sur les motivations réelles de ces prises de position soudaines.
A ce jour, aucune action judiciaire concrète n’a été engagée pour faire fermer ces pages ou poursuivre leurs auteurs. Cette absence de réaction est plutôt étonnante, car ces accusations relèvent clairement de la diffamation et de la manipulation de l’opinion, ce qui peut se révéler, à terme, dangereux pour la stabilité du pouvoir.



A ce que je vois, le vieux dictateur vazaha qui s’est enfui comme un lâche à Dubaï espère toujours revenir et continue à utiliser ses vieilles méthodes. LOL