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Madagascar se complaît dans une république bananière et fonce vers une nouvelle crise

La récente officialisation à Iavoloha de la « feuille de route » pour les élections présidentielles du dernier trimestre 2027 n’inspire pas la confiance. Elle prévoit une refonte de la CENI, la révision du Code électoral, une nouvelle Constitution et la mise à jour de la liste électorale, avec des concertations jusqu’à fin 2026. Sur le papier, cela ressemble à une volonté de moderniser le pays. Dans la pratique, Madagascar semble condamné à répéter les mêmes erreurs, encore et encore.

Le pays reste coincé dans un schéma politique usé : élections reportées, institutions non crédibles, conflits politiques récurrents et incapacité à construire une stabilité durable. Madagascar se complaît dans une « république bananière » où l’on croit que la « démocratie électorale » est le seul système possible, alors qu’elle se traduit chaque fois par des crises et de l’instabilité.

Pendant ce temps, d’autres pays démontrent qu’il existe des modèles alternatifs solides. Les monarchies modernes, loin d’être des reliques du passé, fonctionnent efficacement tout en assurant la stabilité et la continuité politique. Parmi elles :

  • Royaume-Uni – monarchie constitutionnelle stable depuis des siècles
  • Norvège – monarchie parlementaire avec institutions solides
  • Suède – monarchie symbolique avec un gouvernement démocratique stable
  • Espagne – monarchie parlementaire intégrée dans une démocratie moderne
  • Japon – monarchie constitutionnelle avec un empereur symbolique
  • Pays-Bas – monarchie parlementaire avec un fonctionnement efficace
  • Maroc – monarchie avec une stabilité institutionnelle et une continuité politique
  • Belgique – monarchie constitutionnelle qui régule efficacement le système politique

Ces exemples montrent que la stabilité politique ne repose pas nécessairement sur des cycles électoraux chaotiques, mais sur des institutions claires et respectées, associées à un leadership capable de transcender les divisions partisanes. Madagascar, en s’enfermant dans sa vision limitée, se prépare à reproduire la même logique de crise et d’instabilité.

Sans rupture profonde et courageuse avec ce schéma historique, la « feuille de route » de 2027 risque de n’être qu’un énième épisode de la répétition d’un cycle politique voué à l’échec. Il est temps d’abandonner l’idée que la république est la seule option et d’oser construire des solutions solides et durables, compatibles avec la culture malgache.

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