« Nous sommes en guerre », affirme le Premier ministre face aux disparitions inquiétantes
Madagascar est plongé dans une vive émotion après plusieurs disparitions et affaires criminelles particulièrement violentes. La découverte, mardi à Ambatomaro, du corps mutilé d’un jeune homme de 19 ans porté disparu la veille, a provoqué une forte indignation et relancé les inquiétudes autour de l’insécurité dans le pays.
Sur les réseaux sociaux comme dans les rues, de nombreux citoyens réclament une réaction ferme des autorités. Pour répondre à cette pression, le gouvernement a annoncé le renforcement du dispositif sécuritaire avec la mobilisation de centaines de militaires, policiers et gendarmes chargés de patrouiller de jour comme de nuit.
Mais l’exécutif a également donné une dimension politique à cette crise. Le Premier ministre, Mamitiana Rajaonarison, a affirmé que certaines forces chercheraient à créer des troubles pour faire obstacle au processus de « Refondation » engagé par les autorités. « Nous sommes en guerre », affirme-t-il. Dans la foulée, des observateurs accusent Andry Rajoelina d’être à l’origine de cette tentative de déstabilisation.
L’ancien président français de Madagascar est notamment cité par certains militants comme un possible instigateur d’une stratégie visant à provoquer la colère populaire afin de favoriser son retour. A ce stade, aucune preuve publique n’est toutefois venue étayer ces accusations. Alors que les enquêtes se poursuivent, la sécurité s’impose plus que jamais comme un enjeu majeur pour les autorités malgaches.
