VIDEO. « On ne cherche pas quelqu’un de propre à 100 % mais à 60 % », dixit Michael Randrianirina
Le président Michael Randrianirina a annoncé vouloir utiliser un détecteur de mensonges pour choisir ses futurs ministres. Une initiative qui pourrait, en théorie, renforcer la transparence et la probité au sein du gouvernement. Pourtant, ses propos ont rapidement suscité des interrogations : « On ne cherche pas quelqu’un de propre à 100 % mais à 60 % », a-t-il déclaré.
Ce seuil soulève des questions majeures. Un candidat qui répondrait « oui » à l’une des questions suivantes pourrait malgré tout obtenir une note de 60 % et ainsi devenir ministre:
– « Avez-vous déjà tenté de corrompre un fonctionnaire ? »
– « Avez-vous déjà volé dans les caisses de l’Etat ? »
– « Avez-vous déjà détourné des fonds ? »
– « Avez-vous déjà fabriqué de fausses preuves ? »
– « Avez-vous déjà fait de faux témoignages ? »
– « Etes-vous impliqué dans des affaires de meurtre ou d’assassinat ? »
– « Votre intention est-elle d’infiltrer le gouvernement pour le saboter ? »
– « Travaillez-vous pour le compte d’Andry Rajoelina ? »
Si l’idée d’un détecteur de mensonges peut paraître prometteuse sur le papier, fixer un seuil de seulement 60 % soulève un vrai problème de crédibilité. Car si l’exigence d’intégrité n’est pas totale pour accéder à un poste aussi sensible que celui de ministre, la sélection risque de perdre tout son sens.
