VIDEO. Un face à face tendu entre le président malgache et Macron
Le président malgache Michael Randrianirina a rencontré, le 24 février 2026 à Paris, le chef de l’Etat français Emmanuel Macron. Une visite scrutée à la fois pour sa dimension diplomatique et pour les signaux économiques qu’elle envoie, dans un contexte de rivalités d’influence entre la Russie, la Chine, la France et les Emirats arabes unis.
Une séquence diplomatique plus froide qu’à Moscou
Dès la diffusion des premières images officielles, on relève une attitude distante du président malgache face à son homologue français. Posture raide, sourires figés : les clichés ont alimenté les commentaires en ligne, certains y voyant le reflet d’une relation plus réservée que celle affichée récemment avec Vladimir Poutine.
La comparaison avec la visite en Russie est éloquante. A Moscou, l’accueil avait été marqué par des gestes protocolaires forts, dont l’affrètement d’un avion pour le déplacement du président malgache. A Paris, aucun avion officiel n’a été mobilisé pour le président malgache, et aucune garde d’honneur n’a été organisée à son arrivée à l’aéroport du Bourget.
Ce contraste symbolique entre les deux capitales trahit les réelles intentions de Paris et donne de précieux indices sur l’état des relations avec l’ancien colonisateur.
Face à la Russie, la France réplique sur le terrain économique
Au-delà des symboles, la réponse française semble s’être jouée sur un autre registre : celui de l’économie.
La rencontre entre Michael Randrianirina et Emmanuel Macron s’est accompagnée d’une séquence avec le Medef, débouchant sur des accords de financement pour 29 projets, représentant un volume estimé entre 1 et 2 milliards d’euros. Ces engagements portent sur des secteurs qualifiés de « prioritaires », à savoir le tourisme, la formation, le numérique et surtout l’énergie.
Le dossier sensible de l’énergie et le projet Volobe
Parmi les thèmes centraux des discussions figurait le projet hydroélectrique de Volobe, dans lequel est impliqué EDF. Présenté comme structurant pour l’avenir énergétique de Madagascar, le projet doit permettre de fournir environ 30 % de l’électricité du pays.
Cependant, le prix du kilowattheure fait débat. Des critiques émergent quant au niveau tarifaire envisagé, jugé trop élevé. Selon le président de la Refondation de Madagascar, ces montants ne servent pas les intérêts des consommateurs malgaches. Reste à savoir si la France acceptera de revoir à la baisse ses prétentions.
