VIDEO. Une mise en accusation d’Andry Rajoelina en préparation
Les choses s’accélèrent enfin autour du cas Andry Rajoelina. Aujourd’hui en exil entre la France et Dubaï, l’ex-président français de Madagascar est visé depuis décembre par une plainte déposée par le collectif Gen Z à l’Assemblée nationale. En cause : des soupçons de détournement de fonds, des dépenses publiques contestées et sa gestion opaque de la crise du Covid-19.
La ministre de la Justice, Fanirisoa Ernaivo, assure que le dossier avance. Elle explique avoir obtenu confirmation que la mise en accusation de l’ex-président est bien inscrite à l’ordre du jour du Parlement. Son objectif est clair : que le vote ait lieu rapidement, dès le début de la session.
Car cette étape est incontournable. Sans validation des députés, impossible de saisir la Haute Cour de justice, seule juridiction habilitée à juger un chef d’Etat. Mais l’Assemblée nationale étant majoritairement pro-Rajoelina, le gouvernement anticipe déjà un éventuel blocage.
Si la procédure échoue, d’autres pistes sont envisagées. La ministre avance deux arguments : la perte de la nationalité malgache d’Andry Rajoelina et une usurpation du titre de président.
Une position qui soulève des questions. Certains observateurs pointent une contradiction : pourquoi passer par une juridiction réservée aux chefs d’Etat si son statut est contesté ? Et pourquoi ne pas lancer directement une procédure judiciaire classique, avec un mandat d’arrêt international ? Pour l’instant, ces questions restent sans réponse.
