Selon sa fille, Mamy Ravatomanga envisageait d’être candidat à l’élection présidentielle malgache
Les plaidoiries sont désormais terminées devant la Bail and Remand Court (BRC) à Maurice, dans le cadre de la demande de remise en liberté sous caution de Mamy Ravatomanga. Après plusieurs jours de débats, les avocats des différentes parties ont achevé leurs soumissions jeudi. La Cour doit rendre sa décision le 12 octobre prochain.
Les audiences ont également été marquées par une révélation à forte portée politique. Appelée à témoigner à la barre, Lovanirina Ravatomanga, la fille de Mamy Ravatomanga, a affirmé que son père était pressenti pour être candidat à l’élection présidentielle malgache.
Une déclaration pour le moins surprenante, mais aussi préoccupante.
Surprenante d’abord, car Mamy Ravatomanga possède également la nationalité ivoirienne, qu’il aurait obtenue en 2023, alors qu’il était consul honoraire de Côte d’Ivoire à Antananarivo. Cette situation soulève naturellement des questions sur son éventuelle éligibilité à la présidence de Madagascar, celle-ci étant soumise à des conditions de nationalité prévues par la législation malgache.
Préoccupante ensuite au regard des soupçons sérieux qui pèsent actuellement sur l’homme d’affaires. Il convient de rappeler qu’à ce stade, Mamy Ravatomanga n’a pas été reconnu coupable et bénéficie de la présomption d’innocence. Mais l’hypothèse de le voir briguer la magistrature suprême pose question : Madagascar peut-il se permettre de confier les plus hautes responsabilités de l’État à des personnalités au parcours aussi controversé ?
