Eslavage moderne à l'île Maurice

Accueil Forums Tsy rariny – Tsy norme Eslavage moderne à l'île Maurice

5 sujets de 11 à 15 (sur un total de 29)
  • Auteur
    Messages
  • #20157

    Guest
    Membre

    FAITS ET GESTES
    Dimanche 11 mai 2008
    No – 16517

    EMPLOYÉ DANS UN SALON DE COIFFURE
    Venu chercher l’Eldorado, un Malgache déchante
    Il était venu à Maurice pour trouver une vie meilleure. Mais il y aurait vécu une véritable galère. Un Malgache aurait été exploité pendant trois semaines par un Mauricien. Ménage, jardinage, peinture, l’homme aurait travaillé des heures entières sans aucune compensation.

    «Salon de coiffure Sebastian International recrute coiffeur/coiffeuse/esthéticienne, billet gratuit, logé, nourri. Tél.: 7… ». Cette annonce parue dans un quotidien malgache a, de prime abord, l’air très alléchante. Mais elle se serait avérée être une véritable arnaque pour un ressortissant malgache.

    C’est en février dernier, dans un hôtel à Madagascar, que Michel (prénom modifié) rencontre, pour la première fois, son employeur mauricien. « Après avoir vu l’annonce dans le journal, j’ai contacté cette personne. Elle m’a expliqué que je serais employé en tant que coiffeur dans son salon, pour un salaire de 300 euros (environ Rs 12 000) par mois, avec un supplément de Rs 800 pour la nourriture », explique Michel. Logé, nourri et rémunéré, c’est en toute quiétude que Michel s’envole pour Maurice le 27 mars pour prendre cet emploi.

    Mais à peine débarqué à Plaisance, Michel comprend que son nouvel employeur n’aurait pas joué franc jeu avec lui. « Deux autres personnes, employées elles aussi au salon, ont fait le voyage avec moi et nous étions logés au même endroit. Le jour de notre arrivée, je m’attendais à recevoir Rs 800 pour la nourriture. Finalement, nous avons eu Rs 2 000 à se partager à trois pour le mois. Nous n’avons pu tenir qu’une semaine! », s’indigne Michel.

    Ce dernier fait appel à des amis malgaches vivant à Maurice pour l’aider à se nourrir durant les semaines qui vont suivre. Parallèlement, les conditions de travail sont, semble-t-il tout aussi déplorables. « J’ai travaillé dans son second salon à Riche-Terre, non pas en tant que coiffeur, mais en tant que peintre ! », explique t-il.

    En effet, Michel aurait été embauché pour faire les travaux en vue de l’ouverture prochaine du nouveau salon de coiffure à Riche-Terre. De 8 heures à 17 heures, ce dernier aurait assuré les travaux dans le salon. Mais ses tâches ne se seraient pas arrêtées là. De retour à la maison, il aurait eu à s’occuper du jardin de son employeur. « Je rentrais à 18 heures et là, je devais tondre la pelouse, ou encore tailler les haies de sa maison », raconte Michel.

    « Il s’est énervé et m’a insulté »

    Ce sinistre scénario aurait duré trois semaines, jusqu’au jour où Michel décide d’avoir une explication avec son employeur. « Je lui ai dit que je n’étais pas venu pour faire le ménage, mais pour faire de la coiffure. À ce moment, il s’est énervé et m’a insulté », relate-t-il.

    Sans argent, Michel décide de faire appel aux autorités pour l’aider à retourner à Madagascar. Il commence par se rendre à l’ambassade malgache, puis au ministère du Travail. C’est finalement l’inspection du travail qui obligera l’employeur à payer trois semaines de salaire à Michel, ainsi que son billet retour vers Madagascar.

    Contacté par téléphone, l’employeur a reconnu avoir embauché des travailleurs malgaches dans son salon de coiffure, mais pas de s’être rendu à Madagascar pour le recrutement. « J’ai contacté une agence de recrutement internationale, dont j’ai oublié le nom. Michel n’a jamais voulu faire de la coiffure, il était venu pour travailler dans le domaine de l’informatique. Il s’est énervé en voyant qu’il avait été recruté pour être coiffeur », se défend Soobash Chand Sewsiran.

    Une version que conteste Michel. «Pendant treize ans, j’ai tenu un salon de coiffure à Antananarivo. Malheureusement, j’ai dû le fermer. J’ai décidé de travailler à l’étranger pour avoir une vie meilleure, mais ça a été une vraie galère », conclut-il attristé.

    Par Alexandra ORAISON

    © Copyright La Sentinelle

    #20158

    lintello
    Participant

    NivoA, pourquoi vous ne postez pas sous votre pseudo Rabetsara ? Comment voulez-vous qu’on vous croit si vous ne jouez pas la transparence ?

    #20159

    Guest
    Membre

    lintello : Rabetsara et NivoA (moi) sommes 2 personnes différentes. Notre point commun : nous suivons cette affaire de très près.

    #20160

    lintello
    Participant

    Ah ok. Mes excuses alors…

    « J’ai contacté une agence de recrutement internationale, dont j’ai oublié le nom ».

    C’est clair qu’il est pas très net cet employeur.

    #20161

    Guest
    Membre

    Inty aho é ! Mbola sahirana fa teo ihany.

    L’essentiel ce que l’affaire est en publique , parution journal à Maurice, enquête en cours…
    Cet employeur qui exploite toujours des Malgaches peut toujours mentir mais le fait est là, jusqu’à maintenant personne n’a osé dénoncer (ou n’a pas pu dénoncer) alors on verra bien.

5 sujets de 11 à 15 (sur un total de 29)

Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.