Le salaire, les primes et les indemnités du coach Roro dévoilés sur Facebook
Alors que le litige entre Romuald Félix Rakotondrabe et la Fédération malgache de football se poursuit, le contrat signé par l’ancien sélectionneur des Barea circule sur Facebook depuis lundi. La publication de ce document a surpris l’ancien sélectionneur, qui affirme s’interroger sur l’identité de la personne à l’origine de la fuite. Celle-ci intervient alors que le coach réclame toujours le paiement du solde de son salaire.
Le contrat avait été signé entre le technicien, la Fédération malgache de football et le ministère de la Jeunesse et des Sports. Il couvre une période de trois ans, allant du 1er novembre 2023 au 31 octobre 2026. Le document apporte notamment des précisions sur la rémunération prévue pour le coach Roro.
Son salaire mensuel net était fixé à 20 millions d’ariary. La Fédération devait en verser 8 millions, tandis que les 12 millions restants étaient à la charge du ministère de la Jeunesse et des Sports.
Le document prévoyait également des primes en fonction des résultats obtenus. Une qualification à la CAN 2025 donnait droit à une prime de 15 000 euros. Le montant prévu pour le CHAN était de 7 500 euros, contre 25 000 euros en cas de qualification à la Coupe du monde.
D’autres avantages figuraient également dans le contrat, notamment une indemnité mensuelle de 4 millions d’ariary pour le logement et le transport. Le sélectionneur pouvait par ailleurs bénéficier de quatre billets aller-retour entre Paris et La Réunion, en classe économique, dans le cadre de la détection et de l’évaluation de joueurs évoluant à l’étranger.
Dans un communiqué publié récemment, le coach Roro affirme que les rémunérations non versées entre novembre 2024 et octobre 2026 représentent environ 120 000 dollars. Pour appuyer ses déclarations, il évoque la prime de 1,2 million de dollars que la Fédération aurait encaissée à l’issue de la finale du CHAN. Selon lui, les salaires qu’il réclame correspondent à environ 10 % de cette somme.
L’ancien sélectionneur précise également qu’il ne conteste pas le choix de la Fédération de faire appel à un entraîneur étranger pour prendre en charge les sélections nationales. Il souligne toutefois que me nouveau technicien coûterait, selon lui, cinq fois plus cher que lui.
Pour l’heure, l’origine de la fuite du contrat de Romuald Rakotondrabe n’est pas connue. Le coach en détenait un exemplaire. La FMF en possédait deux, tandis que le ministère de la Jeunesse et des Sports et la FIFA disposaient chacun d’une copie. La question reste donc entière : qui est à l’origine de cette fuite, et dans quel but ?
