VIDEO. « L’ancien directeur de l’aviation civile était aux ordres de Mamy Ravatomanga »
Le procès de l’affaire des cinq Boeing 777 immatriculés à Madagascar puis retrouvés en Iran s’est ouvert le 22 septembre à Antananarivo, avant d’être renvoyé au 27 octobre 2026. Parmi les 33 prévenus figurent plusieurs personnalités de l’ancien régime, dont l’ancien président du Sénat, le général Richard Ravalomanana, l’ancien ministre des Transports Valéry Ramonjavelo et l’ancien directeur général de l’Aviation civile, Gervais Damas.
Au cœur du dossier apparaît également le nom de Mamy Ravatomanga, homme d’affaires proche de l’ancien régime d’Andry Rajoelina. Selon une source du secteur aéronautique citée par TV5 Monde, des agents de l’Aviation civile se plaignaient à l’époque de devoir fermer les yeux lors de certains contrôles ou de délivrances de certificats de navigabilité, notamment pour des avions liés à ses intérêts.
La même source affirme que l’ancien directeur général de l’Aviation civile et le directeur de la supervision de la sécurité étaient « aux ordres » de Mamy Ravatomanga. Des accusations graves qui devront être examinées dans le cadre de la procédure judiciaire.
Absent à l’audience, Mamy Ravatomanga est actuellement détenu à Maurice dans le cadre d’une procédure distincte. Le PAC a renvoyé l’affaire au 27 octobre, dans l’attente notamment de la réponse à la citation à comparaître adressée à Mamy Ravatomanga et à l’Aviation civile de Madagascar (ACM), partie plaignante dans le dossier.
