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VIDEO. Le dialogue national commence dans un climat de méfiance

Le dialogue national annoncé depuis plusieurs semaines a officiellement débuté à Madagascar. Cette vaste consultation doit permettre de préparer les importantes réformes institutionnelles envisagées par les autorités avant les élections prévues en 2027.

Le calendrier est déjà fixé. Un référendum constitutionnel devrait être organisé en mars 2027, suivi quelques mois plus tard d’une élection présidentielle et d’élections territoriales. D’ici là, le gouvernement souhaite consulter la population afin de dessiner les contours d’une nouvelle République (bananière).

L’ambition affichée est de faire participer toutes les composantes de la société malgache : les jeunes, les femmes, les personnes en situation de handicap, les habitants des 24 régions ainsi que la diaspora. Plusieurs réformes majeures sont évoquées, notamment une refonte du code électoral et la création de nouvelles institutions chargées d’organiser et de superviser les scrutins.

Mais sur le terrain, ce processus suscite déjà des interrogations. Plusieurs organisations de la société civile regrettent un manque de clarté concernant le déroulement concret de la concertation. Qui pourra participer ? Comment les contributions seront-elles recueillies ? Quelle place sera réellement accordée aux différentes propositions ? Autant de questions qui restent, pour l’instant, sans réponse précise.

Cette situation nourrit une certaine méfiance. Certains acteurs craignent que les grandes orientations aient déjà été définies avant même le début des discussions. Dans ces conditions, beaucoup peinent à croire que les conclusions du dialogue puissent réellement influencer les décisions à venir.

Les réserves sont particulièrement fortes chez une partie de la jeunesse. Plusieurs membres de la génération Z estiment que leur voix n’est plus entendue par les autorités. Certains dénoncent également un climat de pression marqué par des arrestations et des intimidations visant des figures du mouvement.

A un peu plus d’un an des grandes échéances électorales, les autorités devront donc relever un défi de taille : convaincre que ce dialogue national ne se limite pas à un exercice symbolique, mais qu’il peut réellement contribuer à définir l’avenir politique du pays.

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